On dit que la beauté n’est que superficielle. Candace Marino serait d’accord avec cette affirmation. La célèbre « L.A. Facialist » de Hollywood s’est fait un nom dans l’industrie mondiale de la beauté en misant sur les soins fondés sur la science… et sur les soins de la peau juste-à-temps pour le tapis rouge. Dans cet épisode, Candace et Lisa causent de la montée des influenceuses et influenceurs beauté, des soins de la peau à la maison au temps de la COVID-19 et de la satisfaction que procure l’extraction (oui, le perçage de boutons!).

Candace Marino :
Pendant très longtemps, j’ai été mal à l’aise de dire que j’étais esthéticienne. À vrai dire, ça me gênait presque. Je me disais : « Je n’ai pas de diplôme d’études universitaires. Je donne des soins de la peau, ça n’a rien de remarquable. » Et maintenant, la société étant ce qu’elle est, les gens ont beaucoup de considération pour ce que je fais.

Lisa Bragg :
Candace Marino, mieux connue à Hollywood sous le nom de « The L.A. Facialist », est esthéticienne médicale et influenceuse des réseaux sociaux. Candace, qui travaille dans un secteur où les nouvelles tendances, le tapage et les pseudosciences abondent, sait qu’en matière de soins de la peau la superficialité n’a pas sa place. Bonjour, je m’appelle Lisa Bragg et voici Audacieu(se), un balado relatant des histoires de femmes qui se distinguent, destiné à leurs semblables, et qui vous est présenté par BMOpourElles. Dites-nous, Candace, qu’est-ce ce qui vous a amenée à vous intéresser aux soins de la peau?

Candace Marino :
En grandissant, j’ai développé un intérêt marqué pour les soins de la peau. Ma mère a été repérée pour figurer dans une publicité pour le savon Dove parce qu’elle avait une peau magnifique. À la sortie d’une épicerie de Topanga Canyon, quelqu’un lui a dit : « Vous avez le visage idéal pour le savon Dove ». C’est comme ça qu’elle a été découverte. Je pense que c’est le fait de connaître cette histoire qui m’a toujours donné envie d’avoir une peau belle et en santé. Dans ma jeunesse, pour moi, jouer c’était faire des masques et des gommages et donner des traitements faciaux. J’ai donc commencé à m’intéresser aux soins de la peau très jeune, et on connaît la suite.

Lisa Bragg :
Vous qui aviez tout le temps envie de leur faire des gommages et des traitements faciaux, comment vos amis réagissaient-ils à cela?

Candace Marino :
Ils adoraient ça. J’étais celle qui perçait les boutons de tout le monde à l’adolescence; c’était mon truc. Tout le monde adorait ça. C’est drôle, à présent, beaucoup de mes amis de l’école intermédiaire me disent : « Je me souviens que tu me forçais à pencher la tête au-dessus d’une casserole d’eau bouillante pour pouvoir m’extraire des boutons. » C’était ma façon de m’amuser, et je pense que mes amis aimaient bien ça, c’est certain.

Lisa Bragg :
Cela a porté ses fruits, parce que vous vous êtes rendue jusqu’à Beverly Hills. Comment est-ce arrivé?

Candace Marino :
Eh bien, ma famille a déménagé en Californie du Sud quand j’étais adolescente. J’ai donc eu la chance de grandir sur les deux côtes. Je suis originaire de New York et j’ai été élevée au Connecticut. À l’adolescence, j’ai toujours voulu aller à Los Angeles. Ça me semblait l’endroit idéal pour mes activités. J’y suis déménagée à 18 ans, puis j’ai jugé que ce n’était pas encore ce qu’il me fallait. Donc, j’ai déménagé souvent. Mais quand j’ai véritablement décidé de prendre ma carrière au sérieux, je suis revenue à Los Angeles en me disant que c’était dans cette ville que j’allais le faire. Ça fait maintenant cinq ans que je suis ici. Ce qui en fait l’endroit où je me suis posée le plus longtemps, et je ne suis pas encore prête à partir – ce qui est positif.

Lisa Bragg :
C’est l’un de ces endroits où la beauté est toujours au centre des préoccupations, n’est-ce pas?

Candace Marino :
Oui, absolument. Et ça change tout le temps, il y a toujours quelque chose à apprendre. Et les gens, je veux dire, la population ici veut recevoir des traitements. J’ai l’impression que c’est un endroit où l’on peut continuellement prospérer dans cette industrie.

Lisa Bragg :
Parlez-moi un peu de vos clients. Qui sont-ils?

Candace Marino :
Je vois une tonne de personnes différentes, qui sont toutes très intéressantes. Bon nombre de mes clients sont des gens qui travaillent dans les coulisses, comme des réalisateurs, des maquilleurs et des stylistes. Puis, il y a ceux qui sont dans l’industrie du cinéma, de la musique, etc. Il y a toujours du nouveau et je ne m’ennuie pas, c’est certain.

Lisa Bragg :
Vous voyez donc ce qui se passe dans les coulisses, l’envers du décor?

Candace Marino :
Absolument. Des gens passent me voir et font : « Oh mon Dieu, j’ai un tapis rouge, un gala! Je peux entrer? J’ai un bouton. » Je traite donc toutes les petites situations d’urgence que nous avons, pour ainsi dire, ici, à Beverly Hills. Avec tous les événements qui se déroulent, les gens doivent être à leur avantage en tout temps. Je reçois des gens à toute heure et des clients me demandent parfois de me rendre à leur domicile. « J’ai vraiment besoin de tes services, ma peau est terne », qu’ils me disent.

Lisa Bragg :
« Ma peau est terne », c’est une urgence, ça?

Candace Marino :
À Los Angeles, c’est une urgence, en effet.

Lisa Bragg :
J’adore, j’adore. Et j’adore qu’on vous appelle pour percer un bouton à quelqu’un.

Candace Marino :
Vous savez quoi? C’est la partie de mon travail que je préfère.

Lisa Bragg :
Vraiment?

Candace Marino :
Oui. C’est bizarre, j’en conviens. Mais je dis toujours à la blague que nous, les esthéticiennes, formons une espèce rare et étrange : on adore ça. On adore vraiment ça. Je pense que ça va au-delà du simple fait de percer un bouton, c’est savoir qu’on aide une personne et qu’on donne à sa peau ce dont elle a besoin. Je ne sais pas. Il y a tout un processus derrière ça. Mais je suis convaincue que si vous demandez à une esthéticienne ce qu’elle préfère dans son travail, elle répondra « extraire des boutons ». C’est vraiment très agréable.

Lisa Bragg :
C’est aussi un sérieux problème à la veille d’un événement d’envergure. Ce n’est pas tout le monde qui est appelé à fouler un tapis rouge, mais tout un chacun peut être convié à un grand événement. Et quand la peau se couvre soudainement de boutons, ça peut miner la confiance en soi.

Candace Marino :
Assurément. Pour toute urgence cutanée, comme un vilain bouton qui apparaît avant un mariage ou tout autre événement, la meilleure chose à faire est d’aller voir un dermatologue pour une injection de cortisone. Ça atténue l’inflammation presque instantanément. En l’espace de quelques heures, vous constaterez sans aucun doute une différence. C’est un petit conseil de pro pour tous ceux qui pourraient en avoir besoin un jour.

Lisa Bragg :
Puisqu’il est question de conseils gagnants, beaucoup de nos auditeurs meurent peut-être d’envie de se payer des soins. Mais ils ne se le permettent pas en raison des restrictions liées à la COVID-19 ou simplement parce qu’ils ne veulent pas y aller maintenant. Auriez-vous des soins à faire chez soi à nous suggérer?

Candace Marino :
Oui. À mon avis, le moment le plus agréable d’un soin du visage est le massage. On peut donc se faire un massage facial à la maison. Je conseille toujours de travailler sur une peau bien propre. On se lave les mains d’abord, et la peau ensuite. Il faut la nettoyer en profondeur, donc se démaquiller complètement, puis bien la nettoyer. C’est l’étape un. Étape deux, le gommage. Le gommage enzymatique est incroyable. Des enzymes, que je qualifie de petits Pac-Man, digèrent les cellules à la surface de la peau. Un masque exfoliant, voire un gommage doux, est toujours une bonne idée parce que l’objectif est de se débarrasser des peaux mortes. On peut ensuite se faire un massage. Des outils, il y en a une abondance sur le marché, mais j’aime beaucoup me servir de mes mains pour masser la peau. On arrive à travailler la peau, à sentir les zones de tension quand on utilise ses mains.

Par exemple, les muscles de la mâchoire – je suis en train de masser les miens en ce moment même. Quand on serre les dents et qu’on sent ce petit claquement du muscle… cette zone est très tendue chez beaucoup de gens. J’encourage tout le monde à masser cette zone, et en quelque sorte à travailler sa mâchoire et ses joues. Après un massage, il est toujours agréable de laisser un masque agir sur sa peau pendant un certain temps. Il existe une foule de masques sans rinçage, ce qui est bien. Je dis tout le temps : « Enfermez-vous dans la salle de bain et prenez soin de vous. » Faites-vous même couler un bain. Il m’arrive de me faire un massage du visage dans la baignoire, puis d’appliquer un masque et de faire trempette pendant un moment.

Lisa Bragg :
Je suis en train de me masser la mâchoire. J’en ressens vraiment les effets.

Candace Marino :
Ça fait du bien, pas vrai?

Lisa Bragg :
C’est formidable. Ça fait du bien. Tout le monde devrait donc faire cela à la maison dès maintenant, commencer à se masser la mâchoire, surtout si cela permet de mieux paraître.

Candace Marino :
Assurément.

Lisa Bragg :
Vous êtes un panneau publicitaire ambulant pour une belle peau. Comment faites-vous pour avoir une peau si éclatante?

Candace Marino :
Pas grand-chose, à vrai dire. J’aime bien recevoir des traitements, j’adore les soins du visage, le micro-needling – ou micro-aiguillage – et tout ce genre de trucs, mais je n’ai pas pu m’en offrir… Pour être tout à fait honnête avec vous, j’ai un peu négligé mes bonnes habitudes, ces derniers temps. Néanmoins, j’ai une très bonne routine de soins de la peau. Je donne toujours à ma peau ce dont elle a besoin lorsque je la nettoie et que j’applique mes produits. Je continue donc de me faire des gommages, je me fais des masques exfoliants très doux à la maison, j’applique toujours mon rétinol et ma crème pour les yeux. Je me contente d’entretenir ma peau à l’aide de produits, mais j’ai hâte de me faire faire un traitement par micro-aiguillage, j’en ai désespérément besoin.

Lisa Bragg :
Pour les gens qui ne savent pas ce qu’est le micro-aiguillage… qu’est-ce que c’est?

Candace Marino :
En fait, le micro-aiguillage est un traitement qui consiste à perforer la peau à l’aide d’aiguilles minuscules. Ce faisant, on crée un canal d’infusion qui permet d’utiliser votre plasma riche en plaquettes (PRP), c’est-à-dire le plasma obtenu par prélèvement sanguin. Nous prélevons votre sang et le plaçons dans une centrifugeuse, puis nous l’injectons par micro-aiguillage. Cela provoque la production de collagène, une substance dont nous avons tous besoin. Peu importe notre âge, nous voulons que la production de collagène se poursuive tout au long de notre vie, car elle ralentit à mesure que nous vieillissons. Il est également possible de faire pénétrer d’autres substances dans la peau par micro-aiguillage. Pensons à l’acide hyaluronique, utilisé par beaucoup de personnes pour s’hydrater la peau, ou aux facteurs de croissance. Or, le micro-aiguillage est incroyable pour tous les types de peaux : acnéiques, pigmentées, sillonnées de rides et ridules ou marquées de cicatrices.

Tout le monde peut en bénéficier, en fait. Et si vous avez eu ne serait-ce qu’un seul traitement, vous savez à quel point c’est étonnant. Une fois guérie, après deux ou trois jours de rougeurs – rien de majeur –, la peau est absolument éclatante, bien tendue et rebondie. Je suis donc une grande adepte de ce genre de traitement. J’en suis rendue à me dire : « Peut-être que je vais le faire moi-même. »

Lisa Bragg :
Eh bien, vous possédez certainement les compétences requises. À quelle fréquence quelqu’un s’offrirait-il ce genre de traitement? Est-ce que cela dépend des résultats désirés?

Candace Marino :
Oui. Si une personne cherche à atténuer des cicatrices d’acné, par exemple, il est évident qu’elle aura besoin d’un plus grand nombre de traitements. Certaines personnes n’optent pour le micro-aiguillage que quelques fois par année, tandis que d’autres y ont recours plus souvent dans le cadre d’un traitement périodique. Tout dépend donc des objectifs et du type et de l’état de la peau de chacun. Mais il n’y a vraiment pas lieu de s’inquiéter d’y aller un peu trop fort, tant que le praticien ne va pas à un niveau ultra-profond, tout va bien.

Lisa Bragg :
Vous avez démarré votre entreprise il y a un an. C’est bien cela?

Candace Marino :
Oui. Je suis à la tête d’une entreprise toute jeune. Ça a fait tout juste un an, cette semaine.

Lisa Bragg :
Félicitations! Super!

Candace Marino :
Merci.

Lisa Bragg :
Vous m’avez dit lors d’un de nos précédents appels que vos clients souhaitaient vraiment que vous voliez de vos propres ailes. Vous avez dit qu’ils voulaient vous voir faire ce qui vous ressemble. Pouvez-vous m’en dire davantage?

Candace Marino :
Oui, c’était génial. Je suis esthéticienne depuis près de 15 ans maintenant, et j’ai travaillé dans de nombreux endroits différents. Des centres de mieux-être aux spas en passant par les établissements médicaux, les cliniques de dermatologie et les cabinets de chirurgiens plasticiens, j’ai toujours eu une clientèle fidèle. Et parce que je suis une sorte d’esprit libre, je ne pensais pas que j’avais le potentiel de devenir propriétaire d’entreprise. J’en ai eu marre de travailler pour quelqu’un d’autre, marre de chercher à faire connaître la marque de quelqu’un d’autre. Puis un jour, j’ai décidé que je ne voulais plus faire ça, que je ne voulais plus avoir de patron.

J’ai donc remis ma démission, puis j’ai littéralement ouvert ma propre entreprise une semaine plus tard. Tous mes clients m’ont dit : « Il était temps; nous savions tous que tu en étais capable ». Quel sentiment agréable de savoir que toutes ces personnes étaient derrière moi, m’encourageaient et étaient là pour me soutenir. Je suis si heureuse d’avoir fait le saut, d’avoir quitté ma vie d’employée il y a un an. Ça a été très enrichissant. Je suis heureuse. C’est juste mieux, dans l’ensemble, pour moi en tant que professionnelle, mais aussi pour ma vie personnelle.

Lisa Bragg :
Avez-vous eu la moindre hésitation? J’en ai parlé à d’autres entrepreneurs, je leur ai parlé de quitter un emploi, un emploi sûr, surtout quand on est déjà très estimé, pour voler de ses propres ailes… Étiez-vous nerveuse?

Candace Marino :
Vous savez quoi? Je suis le genre de personne qui prend des décisions vraiment folles. Un jour comme ça, je me décide à faire quelque chose. C’est arrivé si souvent. Je peux me dire : « Tiens, je déménage au Costa Rica », et c’est ce que je fais. Je n’y ai pas vraiment réfléchi à deux fois. Je pense que j’ai pris ma décision, puis j’ai remis ma lettre de démission. J’ai probablement eu la frousse pendant une seconde après coup, puis je me suis dit : « Tu sais quoi? Tu es sur la bonne voie, tu crois en toi. Je sais que les choses que je veux voir se produire se produiront. » Il y a bien eu un moment où je me suis demandé : « Oh, mon Dieu! Mais qu’est-ce que je viens de faire? » Mais je me suis secouée. Je me suis dit : « Tu peux le faire. »

Lisa Bragg :
Ça me plaît beaucoup. Tu peux le faire, tu peux le faire. Vous êtes à présent une influenceuse dans l’univers de la beauté. Dites-nous comment vous avez atteint ce niveau pour votre propre marque.

Candace Marino :
Je suis sur Instagram depuis environ cinq ans, et ma progression a été lente. Je crois que beaucoup de gens pensent que le succès arrive du jour au lendemain. C’est loin d’être la réalité. Je dis toujours que c’est un marathon, pas un sprint. Ça fait des années que je publie du contenu. Je pense que les gens voient mon côté authentique et qu’ils me considèrent comme une personne qui va simplement leur donner une réponse franche. J’ai donc gagné la confiance de beaucoup de gens. Puis les magazines, les rédacteurs en chef et les gens ont en quelque sorte eu vent de mon travail et, maintenant, on m’interviewe tout le temps. J’accorde probablement cinq entrevues par semaine pour différentes publications. Cette publicité est ce qui, à mon avis, fait en sorte qu’on me fait confiance. Si le magazine W fait appel à moi, les gens doivent se dire : « D’accord. Peut-être devrions-nous écouter. »

Lisa Bragg :
Donc vous avez vraiment travaillé sur votre réputation professionnelle pour en arriver là, si tous ces magazines qui vous interviewent établissent la preuve sociale ce que vous faites, c’est formidable.

Candace Marino :
Oui, c’est très stimulant. Encore une fois, ce n’est vraiment que depuis un an. C’est juste un peu fou comme on peut aller… Comme je l’ai dit, j’ai été esthéticienne pendant 15 ans. J’ai fait les choses machinalement, j’ai bien accompli mon travail et j’ai eu une bonne clientèle, mais sans jamais obtenir de reconnaissance. Et c’est littéralement une fois que j’ai décidé que j’allais faire ma petite affaire que tout s’est en quelque sorte mis en place. Et toutes les choses auxquelles je pensais et que je voulais ont commencé à se produire, sans que j’aie vraiment à essayer.

Lisa Bragg :
Nous sommes à l’ère des célébrités, des personnages typiques que nous avons toujours regardés, des vedettes de la télévision, du cinéma et des musiciens. Et maintenant, nous avons aussi des esthéticiennes célèbres ou très influentes, ou d’autres personnes. N’est-elle pas fascinante, l’époque dans laquelle nous vivons?

Candace Marino :
Oui, elle l’est. Je veux dire, les gens, je ne dis pas que je suis célèbre ou quoi que ce soit…

Lisa Bragg :
Bien sûr que si!

Candace Marino :
Voir les gens s’intéresser autant aux personnes qui possèdent des compétences de la vie courante éveille ma curiosité. Pendant très longtemps, j’ai été mal à l’aise de dire que j’étais esthéticienne. À vrai dire, ça me gênait presque. Je me disais : « Je n’ai pas de diplôme d’études universitaires. Je donne des soins de la peau, ça n’a rien de remarquable en soi. » Et maintenant, la société étant ce qu’elle est, les gens ont beaucoup de considération pour ce que je fais. Ça m’intéresse, parce que je l’ai fait pendant tant d’années; j’aime mon travail, mais je ne pensais pas qu’il présentait quoi que ce soit de remarquable. Et maintenant, tout à coup, des gens veulent vraiment savoir ce que je fais et comment je le fais. En toute honnêteté, il s’agit d’un beau changement de mentalité, et je crois que tout le monde mérite le respect pour ce qu’il fait, peu importe sa carrière.

Mais c’est drôle de voir à quel point notre société a changé, et je pense que c’est probablement dû aux médias sociaux. Les gens s’intéressent vraiment à mon travail, même s’il n’y a pas de quoi en faire toute une histoire : je ne fais que donner des soins de la peau. Mais c’est super. Après tout, c’est bon pour mon industrie et j’en suis très fière.

Lisa Bragg :
Notre peau est souvent notre carte de visite, n’est-ce pas? C’est la première chose que les gens remarquent.

Candace Marino :
C’est assurément le cas. Instagram est une plateforme extraordinaire parce qu’elle donne à des gens comme moi l’occasion de se faire connaître réellement, de se mettre en lumière, et de devenir des experts de leur domaine et de le faire savoir au monde entier. Je suis donc très chanceuse et très reconnaissante de l’existence de cette plateforme de médias sociaux et de l’incidence qu’elle a eue sur notre monde.

Lisa Bragg :
Vous êtes réputée pour vos compétences; les gens suivent vos fils d’actualité sur les médias sociaux pour cette raison. Or, il y a des tas de gens en ligne qui ne sont pas des experts et qui publient de l’information sur les médias sociaux pour obtenir des mentions « J’aime » ou des abonnés. Ou peut-être ont-ils trouvé un produit auquel ils croient vraiment, mais qui n’est pas fondé sur le savoir ou la science. Comment se protéger contre tout cela?

Candace Marino :
C’est une excellente question. Je conseille toujours aux gens d’aller voir un professionnel. Nous sommes nombreux sur Instagram et sur Internet à publier beaucoup d’information. Si vous voulez des conseils sur les soins de la peau, allez sur la page d’un professionnel en soins de la peau et non sur celle de monsieur Chose ou de madame Unetelle sur TikTok qui utilise des articles de maison pour faire des masques exfoliants. Tout comme vous ne demanderiez pas un avis médical à un mécanicien… Il y a tellement de gens qui publient du contenu, et c’est amusant et excitant, mais je crois que tout le monde devrait prendre cela avec un grain de sel. Et si vous cherchez quelque chose qui aura une incidence sur votre santé et votre peau, vous devez vous adresser à un professionnel et non pas vous fier à ce qu’un individu lambda a trouvé dans ses affaires et utilise. Il s’agit en fait de trouver des personnes qui ont une base de connaissances; vous devez vous protéger. D’aucuns pourraient affirmer : « Oh, j’ai essayé ça et c’est génial. » Mais cela ne veut pas forcément dire que c’est bon pour vous.

Lorsqu’il est question de la peau et de la santé en général, il est toujours préférable de consulter quelqu’un qui sait de quoi il parle. Je ne fais pas de vidéo sur TikTok, je n’aime pas ça. Pour moi, c’est agaçant, parce que j’ai l’impression que c’est une bande d’ados qui sortent toutes ces vidéos éducatives, et ils ont… Qu’est-ce que j’ai vu dernièrement? Un masque au Pepto-Bismol, et puis un autre à base de bicarbonate de soude et de citron. Ce ne sont que des choses qui, une fois peut-être, ne vous feront pas de mal, mais… Je ne sais pas. Ce n’est pas mon truc. Je dis toujours : « Si vous allez en ligne pour obtenir des conseils en matière de soins de la peau, suivez un professionnel en soins de la peau, et pas seulement un individu lambda. »

Lisa Bragg :
Oui. Je suis d’avis que ces conseils vraiment extrêmement peu professionnels posent un immense problème. Et les arguments proposés en faveur de l’utilisation de certains produits de beauté qui ne sont pas réglementés posent également des difficultés. Nous nous trouvons au Canada, aux États-Unis ou en Amérique du Nord, et certains règlements diffèrent d’un pays à l’autre. Parfois, les indications et avantages revendiqués pour des produits sont eux aussi difficiles à déchiffrer. Qu’avez-vous à dire à ce sujet? De toute évidence, il faut s’adresser à un professionnel.

Candace Marino :
Oui. Allez voir un professionnel. Je dirais aussi que la meilleure chose à faire est d’examiner le contenu publié par une personne. Ne fait-elle que mousser des produits au hasard? Ou donne-t-elle réellement des soins de la peau? Connaît-elle véritablement le fonctionnement de la peau et l’effet des ingrédients et des formulations sur celle-ci? Vous pouvez trouver des gens en ligne et en quelque sort vous renseigner de façon approfondie sur eux; à cette fin, il vous suffit de vous attarder sur ce qu’ils disent, ce qu’ils font et les personnes qu’ils traitent, et de vérifier s’ils publient des photos « avant et après », et ce genre de choses. Je crois que c’est la meilleure façon de procéder. Mais une vraie spécialiste aura des gammes de produits différentes à recommander, des gammes de produits pour lesquelles elle aura obtenu les études réalisées et qu’elle aura testées sur elle-même. Et neuf fois sur dix, vous pouvez adopter un bon régime de produits, auprès d’une spécialiste, et cela fonctionnera pour vous. Si ce n’est pas le cas, elle vous proposera d’autres options pour le modifier pour vous.

Lisa Bragg :
La science évolue si rapidement… tous ces produits, toutes ces choses qu’il y a à apprendre… Je suis persuadée que vous recevez chaque semaine, chaque mois, de nouveaux produits étayés par des arguments et des données scientifiques extraordinaires. Parlez-nous-en un peu.

Candace Marino :
Bien sûr. Il y a évidemment une foule de produits sur le marché. Pour ma part, en ce qui concerne les produits axés sur les résultats, j’opte pour des marques éprouvées en clinique et en laboratoire médical qui ont fait l’objet d’études, de livres blancs et d’essais cliniques. Il existe donc pour ces produits des données qui attestent les arguments proposés en faveur de leur utilisation. Beaucoup de marques offertes sur le marché et chez les détaillants de luxe peuvent revendiquer des indications et des avantages, il n’en demeure pas moins que ceux-ci ne constituent pas de véritables études cliniques. Un petit groupe témoin pourrait affirmer que sa peau semble plus douce et hydratée, mais il n’y aura ni biopsies à l’emporte-pièce ni prélèvements de tissus pour voir si la peau réagit au produit. Pour ma part, je travaille avec des marques qui sont éprouvées en clinique et qui produisent des résultats. Donc, lorsqu’un nouveau produit est lancé, je demande à lire l’étude qui s’y rapporte, je tiens à prendre connaissance des arguments proposés en faveur de son utilisation, je veux voir les « avant et après », et je dois comprendre pourquoi le produit fonctionne. Je veux en connaître la formulation, les ingrédients et tout cela.

Mais c’est difficile, compte tenu de tout ce que nous voyons chaque jour, par l’intermédiaire des médias, d’Instagram et de tout le reste. Il arrive même que je lise les arguments proposés en faveur de l’utilisation d’un produit et que je me dise que le produit en question a l’air tellement fantastique. Puis, je m’assois et me dis : « Un instant, cette marque a consacré son argent au marketing et à l’emballage. Pas à la science, à la formulation, aux résultats, ni aux études. » Parfois, même, j’ai envie de croire en quelque chose. Il faut que je me rappelle à l’ordre en me disant qu’en fait, tout ça n’est probablement pas réglo. Le produit est-il mauvais ou va-t-il endommager la peau? Non, mais la plupart du temps, il ne sera pas à la hauteur du produit miracle qu’il prétend être.

Lisa Bragg :
C’est très mauvais. Je tiens vraiment à régler ce je-ne-sais-quoi, pas vrai?

Candace Marino :
Oui. Je dis toujours aux gens : « Quand vous magasinez des produits pour les soins de la peau, si vous avez un budget à respecter et que vous dépensez 100, 150, voire 200 dollars pour un produit, investissez dans la science, dans une marque éprouvée en clinique et pour laquelle les études nécessaires ont été réalisées. » Autrement, vous payez littéralement pour le marketing, vous payez pour l’emballage. Les grands conglomérats cosmétiques ne vous donnent pas de résultats, ils prennent votre argent et c’est à peu près tout. Je dis invariablement : « Si vous avez l’argent, affectez-le à un produit qui donne des résultats. Et c’est en passant par un cabinet médical ou un salon d’esthétique que vous allez pouvoir vous procurer ce produit. » Je pense donc qu’il est préférable de toujours opter pour des marques de qualité professionnelle si votre budget vous le permet.

Lisa Bragg :
Les produits qui ont fait leurs preuves… Vous avez parlé de l’eau qui bout et qui facilite l’ouverture des pores. Soumettre votre visage à un bain de vapeur, est-ce que vous le faites encore de temps en temps?

Candace Marino :
Non, je ne le fais pas. À vrai dire, je ne vois pas pourquoi on prendrait un bain de vapeur à la maison, à moins que ça ne fasse partie d’un soin du visage. Et si vous le faites, de grâce, ne vous triturez pas le visage. Parce que le ratio risque-rendement n’est pas si avantageux. Je pense qu’on peut endommager sa peau davantage si on extrait soi-même ses boutons, en particulier si on utilise des instruments et un tas de bidules. On peut le faire. Un peu de vapeur, c’est bien, mais ce n’est pas vraiment nécessaire. Si on y va trop fort avec la vapeur, on se crée en fait pas mal de problèmes, puisque l’opération va vraiment déshydrater la peau. Et chez les personnes qui ont la peau grasse ou de l’acné, cela va déclencher la production d’une plus grande quantité de sébum. Une peau déshydratée voudra se protéger. Pour ce faire, elle va prendre en charge la régulation de la production de sébum. Elle va se mettre à en produire davantage, c’est un cercle vicieux.

La peau est un mode de vie, la constance est essentielle. Je pense qu’il est important de se rappeler qu’un soin du visage, ou une séance de Botox, de micro-aiguillage ou de laser, ne suffit pas. Il faut faire les choses périodiquement. Cela concerne ce que vous ingérez, ce que vous faites au quotidien pour votre peau, votre routine habituelle et les traitements que vous vous offrez régulièrement.

Lisa Bragg :
Merci, Candace. Une dernière chose. À Audacieu(se), nous posons toujours les trois mêmes questions : quelle est la chose la plus audacieuse que vous ayez jamais faite?

Candace Marino :
Oh, ma vie entière a été plutôt audacieuse, je crois. Je suis spontanée et j’agis sur l’impulsion du moment. Je pense que c’est ce qui m’anime par rapport à la vie. Je fais confiance à l’univers et j’espère que les choses vont marcher, et heureusement, c’est le cas.

Lisa Bragg :
À quel moment auriez-vous aimé être plus audacieuse?

Candace Marino :
Comme je l’ai mentionné, je ne manque pas vraiment d’audace. Si des gens me font du tort, ne me respectent pas ou disent des choses qui ne me plaisent pas, je suis assez directe et je le leur fais savoir sur-le-champ. Ça ne me pose aucun problème.

Lisa Bragg :
Que diriez-vous à la petite fille de 12 ans que vous étiez?

Candace Marino :
Aie confiance en toi, travaille toujours en fonction de ce que tu veux. Je pense que je m’encouragerais simplement à avoir la confiance nécessaire pour faire ce que je veux.

Lisa Bragg :
C’est ce qui conclut cet épisode d’Audacieu(se), qui vous a été présenté par BMOpourElles. Notre invitée d’aujourd’hui était Candace Marino, The L.A. Facialist. Ici Lisa Bragg. Si le balado vous a plu, abonnez-vous, partagez-le et dites ce que vous en avez pensé. Merci à l’équipe de production de MediaFace, y compris à notre productrice, Sarah Senior. Merci d’avoir été à l’écoute.

 

À propos du balado :
Présenté par BMOpourElles et animé par la journaliste et entrepreneure primée Lisa Bragg, Audacieu(se) propose des entretiens qui suscitent la réflexion et qui incitent les auditeurs à prendre des décisions audacieuses, dans la vie comme en affaires.

 

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